LA COMMUNION SPIRITUELLE

La Communion spirituelle consiste à s’unir à Jésus, non pas en le recevant,

mais par un désir procédant d’une foi animée par la charité.

Cette communion exige essentiellement le désir explicite de s’unir à Jésus Christ sacramentellement.

Ce désir, qui suppose la foi à l’Eucharistie, doit être accompagné de la charité.

La communion spirituelle est réalisée par trois actes principaux :
Acte de Foi

L'acte de foi à la présence réelle de Jésus Christ au sacrement de l’autel, précédé d’une purification du tabernacle de son cœur,

Acte de désir

L'acte de désir d’y faire reposer le Sauveur, dont une forme recommandée consiste à s’imaginer que l’on s’approche de la sainte Table et que l’on reçoit l’hostie de la main du prêtre,

Acte d'action de grâce

L’acte d’action de grâces et de louange à Dieu, comme si l’on avait réellement communié.

La communion spirituelle peut se pratiquer autant de fois que l’on veut et en n’importe quel lieu. Mais le moment particulièrement indiqué est naturellement celui de la communion du prêtre à la messe. L’assistance à la messe est en effet « la meilleure préparation à cette communion qui nous fait participer d’une manière étroite et personnelle au sacrifice de Notre Seigneur ».La communion spirituelle requiert l’état de grâce. Toutefois si l’on n’a pas reçu la confession, il importe de faire un acte de contrition parfaite, c'est-à-dire l’expression d’un sentiment de remords et de repentir pour le péché commis, à cause de l’amour de Dieu et non par peur du châtiment.

Quant aux effets de la communion spirituelle, ils sont identiques à ceux de la communion sacramentelle toutefois avec moins d’intensité. L’on obtient notamment l’augmentation de la grâce sanctifiante, l’intensification de la charité, la fortification de l’unité qui nous lie au Corps Mystique etc. Toutefois « une communion spirituelle faite avec plus de ferveur, pourra produire plus de fruit qu’une communion sacramentelle faite avec tiédeur » .

La communion spirituelle est approuvée par l’Eglise qui reconnaît qu’en communiant spirituellement on participe véritablement aux fruits du sacrement de l’autel. Elle n’est donc pas une pratique inventée par la spiritualité moderne. Les écrits de saint Augustin en contenaient déjà des signes qui par la suite ont été étudiés et approfondis par les théologiens postérieurs qui développèrent la même doctrine qui trouvera sa consécration au concile de Trente (1545-1563).

Acte pour la communion spirituelle

Saint François de Sales : « Quand vous ne pourrez pas avoir ce bien de communier réellement à la sainte messe, communiez au moins de cœur et d’esprit, vous unissant par un ardent désir à cette chair vivifiante du Sauveur » (Introduction à la vie dévote, 20 part., chap. 21).

« La communion sacramentelle peut ne pas être possible pendant un très long intervalle à cause des différentes infirmités que Dieu envoie à sa créature pour l’éprouver, mais cette privation, lorsqu’elle ne dépend pas de nous, n’empêche pas la sainteté. Et l’oraison, pendant que peut et doit se faire la communion spirituelle, est toujours possible, ne serait-ce que quelques minutes. » Marthe Robin

Acte pour la communion spirituelle écrit par Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes
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Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme.

« Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)

Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus.